Exemption de visa 90 jours (et sa différence avec Schengen), eSIM avant le départ, nouveau remboursement de taxe, onsen et tatouages, pèlerinage dans les lieux d'anime, cérémonie du thé et applications d'alerte séisme — tout pour votre premier voyage en solo.
Dès la sortie de l'avion, vous avez besoin de Google Maps et d'un traducteur. L'eSIM s'installe depuis chez vous avant le départ, sans faire la queue à l'aéroport ni risquer de perdre une minuscule carte SIM.
Contrairement à l'espace Schengen, les 90 jours au Japon suivent leur propre compteur, totalement indépendant. Vérifiez le groupe correspondant à votre passeport avant d'acheter vos billets.
Avec un passeport de France, de Belgique, de Suisse, du Canada ou du Luxembourg, vous pouvez entrer au Japon en tant que touriste sans visa, pour un séjour de 90 jours maximum. Il faut simplement un passeport valide, un billet de retour et, dans les faits, pouvoir justifier d'un hébergement et de fonds suffisants si l'agent d'immigration le demande. Vérifiez toujours la validité exacte sur le site du ministère japonais des Affaires étrangères (MOFA) avant d'acheter vos billets, ces accords pouvant changer sans préavis.
Erreur fréquente chez les voyageurs européens : les 90 jours au Japon n'ont rien à voir avec la règle des « 90 jours sur 180 » de l'espace Schengen. Le compteur japonais est totalement indépendant et se réinitialise à chaque nouvelle entrée sur le territoire japonais, sans lien avec vos jours passés ou restants dans l'espace Schengen. Un voyageur qui a déjà épuisé son quota Schengen peut tout de même entrer au Japon sans visa, et inversement.
Le Japon encourage fortement le pré-enregistrement via le site officiel Visit Japan Web : vous y saisissez à l'avance votre déclaration de douane et votre fiche d'immigration, puis vous obtenez un QR code à scanner à l'aéroport. Cela évite de remplir les formulaires papier dans l'avion et accélère nettement le passage à l'arrivée, surtout à Narita ou Haneda en haute saison.
Les ressortissants d'autres pays francophones (par exemple certains pays d'Afrique de l'Ouest ou des Caraïbes) ne bénéficient généralement pas de l'exemption de visa et doivent déposer une demande de visa touristique auprès de l'ambassade ou du consulat du Japon de leur pays, avec passeport valide, itinéraire, justificatifs financiers et réservations. Comptez au moins 3 à 4 semaines avant la date du voyage, et n'achetez pas de billets non modifiables avant l'obtention du visa.
Les informations ci-dessus sont un résumé indicatif et les règles de visa peuvent changer sans préavis. Vérifiez toujours les conditions actualisées auprès de l'ambassade ou du consulat du Japon de votre pays avant de réserver votre voyage.
Les tatouages sont bien plus répandus en France, en Belgique ou en Suisse qu'au Japon, et c'est l'une des questions les plus posées par les voyageurs francophones avant un séjour en ryokan.
De nombreux onsen (sources chaudes) traditionnels refusent encore l'accès aux personnes visiblement tatouées, une règle historiquement liée aux yakuza plutôt qu'aux touristes, mais qui s'applique souvent sans distinction. La situation s'assouplit cependant dans les zones très touristiques : de plus en plus d'établissements acceptent les tatouages de petite taille, proposent des autocollants cache-tatouage (« tattoo cover seals »), ou réservent des créneaux en location privée (kashikiri-buro) où vous êtes seul(e) dans le bain.
Avant de réserver un ryokan (auberge traditionnelle) avec onsen, cherchez les mentions « tattoo friendly », « tattoo OK » ou contactez directement l'établissement. Des sites comme Tattoo-Spot ou Tattoo Friendly recensent les onsen et sentô (bains publics) qui acceptent les tatouages dans les grandes villes comme Tokyo, Kyoto ou Osaka.
On se lave intégralement sous la douchette (assis sur le petit tabouret) avant d'entrer dans le bain commun : le onsen n'est pas pour se laver, mais pour se détendre une fois propre. Les maillots de bain sont interdits, on y entre nu(e), et la petite serviette ne doit jamais toucher l'eau du bassin — on la pose sur la tête ou sur le bord.
Les cheveux longs doivent être attachés pour ne pas toucher l'eau. On retire montres et bijoux avant d'entrer, et les téléphones restent dans le casier du vestiaire : prendre des photos dans un onsen est strictement interdit et très mal perçu, même dans les vestiaires.
La France est l'un des plus gros marchés mondiaux pour le manga et l'anime : beaucoup de voyageurs francophones construisent une partie de leur itinéraire autour de lieux réels qui ont inspiré leurs œuvres préférées.
Le sanctuaire Fushimi Inari-taisha à Kyoto, avec son tunnel de milliers de torii orange, est l'un des lieux les plus photographiés et référencés dans de nombreux animes et films. La montée complète prend 2 à 3 heures, mais les 30 premières minutes suffisent pour les photos les plus emblématiques. Venez tôt le matin (avant 8h) pour éviter la foule.
Le bâtiment historique du Dōgo Onsen à Matsuyama, sur l'île de Shikoku, est largement considéré comme une source d'inspiration visuelle du film « Le Voyage de Chihiro » du studio Ghibli. C'est l'un des plus vieux onsen du Japon, toujours en activité, et une étape incontournable pour les fans d'animation qui veulent sortir des sentiers battus de Tokyo-Kyoto-Osaka.
Akihabara (Tokyo) reste le quartier de référence pour le manga, l'anime, les figurines et les jeux vidéo rétro, avec ses grands magasins comme Mandarake ou Animate. Pour une ambiance plus authentique et moins touristique, Nakano Broadway est préféré par les connaisseurs pour la chasse aux figurines vintage et aux goodies rares.
La pratique du « butai tanbou » (pèlerinage sur les lieux réels ayant inspiré un anime) est très développée au Japon : des sites communautaires comme Anime Tourism 88 Locations recensent des lieux officiellement validés par les studios de production, avec photos comparatives scène par scène, pratique pour préparer un itinéraire précis avant le départ.
Au-delà des temples et des musées, ces ateliers courts permettent de vivre une facette plus artisanale de la culture japonaise, très recherchée par les voyageurs francophones.
De nombreuses maisons de thé à Kyoto, Tokyo ou Kanazawa proposent des cérémonies du thé initiatiques en anglais pour touristes, d'une durée d'environ 45 à 90 minutes, où l'on apprend les gestes du maître de thé, l'étiquette (comment tenir le bol, tourner le bol avant de boire) et la philosophie du « ichi-go ichi-e » (chaque rencontre est unique). Un excellent contrepoint calme après une journée chargée dans les temples.
Des ateliers de 1 à 2 heures, souvent animés par un chef en anglais, permettent de préparer ses propres nigiri et makis avec du riz vinaigré, du poisson frais acheté au marché local, et de repartir avec les techniques de base et parfois une photo en tenue de chef. Très populaire à Tokyo (quartier de Tsukiji) et à Osaka.
À Kyoto et Asakusa (Tokyo), de nombreuses boutiques louent kimono ou yukata à la journée avec coiffure et accessoires inclus, idéal pour des photos devant les temples. Comptez généralement entre 4 000 et 8 000 ¥ et réservez la veille en haute saison (sakura au printemps, momiji en automne).
Le konbini (supérette de quartier) est l'une des meilleures inventions pour le voyageur au Japon, et comprendre comment y payer évite bien des surprises.
7-Eleven, FamilyMart et Lawson sont à chaque coin de rue et bien plus utiles qu'il n'y paraît : paiement de factures, impression de documents, retrait d'argent, billetterie d'événements, et une nourriture étonnamment bonne. L'onigiri (boule de riz fourrée, dès 120-180 ¥) et le sandwich aux œufs (tamago sando) sont les favoris des voyageurs.
En achetant un bento ou un plat prêt à réchauffer, l'employé demandera « atatamemasu ka ? » (je réchauffe ?). Il suffit de dire « hai » (oui) ou de hocher la tête pour que ce soit réchauffé immédiatement au micro-ondes du magasin.
Le distributeur automatique Seven Bank à l'intérieur des 7-Eleven est, de loin, le plus fiable pour retirer de l'espèce avec une carte étrangère (Visa, Mastercard, Amex), ouvert 24h/24 et avec un menu en anglais. Les distributeurs des banques classiques refusent plus souvent les cartes étrangères.
Le Japon a beaucoup progressé sur le paiement sans contact (carte, Apple Pay, Google Pay) ces dernières années, et dans les grandes villes presque tout accepte la carte. Pourtant, temples, marchés traditionnels, petits étals et certains restaurants familiaux fonctionnent encore uniquement en espèces : garder 10 000 à 20 000 ¥ en liquide évite les mauvaises surprises.
Dès novembre 2026, la façon de réclamer le remboursement de taxe au Japon change complètement. La procédure diffère de celle que vous avez peut-être connue lors de voyages précédents.
À partir de novembre 2026, le Japon change son système de détaxe : au lieu de déduire la taxe directement en caisse, vous payez désormais le prix TTC au moment de l'achat, puis vous réclamez le remboursement au comptoir dédié de l'aéroport au moment de votre départ (« Refund on Departure »). Le montant minimum d'achat pour prétendre au remboursement reste de 5 000 ¥ (produits consommables et non consommables cumulés) par magasin.
Comme tous les voyageurs doivent désormais passer par le comptoir de remboursement avant l'embarquement, les files d'attente peuvent être longues en haute saison (vacances, saison des cerisiers, saison des feuilles d'automne). Prévoyez au moins 90 minutes supplémentaires avant votre vol et conservez bien tous les reçus, votre passeport et le justificatif de la carte utilisée pour payer.
Les commerces proposant la détaxe affichent un panneau « Japan. Tax-free Shop » à l'entrée. Les grands magasins, les drogueries de cosmétiques (Matsumoto Kiyoshi, Daikoku) et les enseignes d'électronique (Bic Camera, Yodobashi) l'ont presque toujours ; les petites boutiques de quartier, pas systématiquement.
Les produits consommables achetés en détaxe (cosmétiques, aliments, médicaments) sont scellés dans un sac spécial et ne doivent théoriquement pas être ouverts ni consommés avant d'avoir quitté le territoire japonais. La douane peut vérifier que le sac est toujours fermé au moment du départ.
La France métropolitaine connaît peu de séismes majeurs (hors Antilles), donc le concept est souvent nouveau pour les voyageurs francophones. Au Japon, les petites secousses sont bien plus fréquentes, et des applications existent spécialement pour les touristes.
Applications d'alerte précoce aux séismes connectées directement aux données de l'Agence météorologique japonaise (JMA). Configurez la zone où vous logez (Tokyo, Osaka, Okinawa…) pour recevoir une notification quelques secondes avant que la secousse n'atteigne votre position. Interface multilingue pensée pour les touristes.
Application officielle et multilingue du gouvernement japonais couvrant les alertes séisme, tsunami, typhon et éruption volcanique, avec une carte des abris les plus proches. À télécharger et configurer avec votre zone et vos dates de séjour avant le départ.
L'été et l'automne (juillet à octobre) sont la saison des typhons au Japon, et les vols comme les Shinkansen sont régulièrement annulés en masse lors d'un typhon puissant. Dans les 3 à 5 jours précédant votre voyage, consultez le site ou l'application de la JMA et prévoyez une marge dans votre itinéraire pour d'éventuels changements de dernière minute.
Le Japon a l'une des normes de construction antisismique les plus strictes du monde : la plupart des voyageurs terminent leur séjour sans rien sentir, ou juste une légère vibration. En cas de secousse forte : éloignez-vous des fenêtres et meubles pouvant tomber, baissez-vous et attendez que ça passe, sans courir vers les escaliers.
Suica / Pasmosont des cartes rechargeables utilisables pour le train, le bus, et pour payer dans les konbini et distributeurs automatiques. Vous pouvez les associer à l'avance à Apple Wallet ou Google Wallet et les recharger par carte bancaire, sans faire la queue pour acheter une carte physique en gare.
Associez Suica ou Pasmo directement à Apple Wallet ou Google Wallet avant le départ et rechargez avec votre carte bancaire depuis le téléphone. Aucun risque de perdre la carte physique ni besoin de faire la queue pour l'acheter à l'arrivée.
Elle s'achète aux distributeurs de l'aéroport ou des grandes gares, avec une caution de 500 ¥ remboursée en fin de séjour si vous la rendez à un guichet avant de quitter le Japon.
JR Pass : oui ou non ? Depuis octobre 2023, son prix a sensiblement augmenté, donc il ne vaut le coup que si votre itinéraire comprend de longs trajets entre villes (par exemple Tokyo-Osaka-Kyoto) sur peu de jours. Si vous restez dans une seule région, calculez le coût avec des billets à l'unité ou une carte IC avant de l'acheter.
Pas besoin de parler japonais couramment : avec ces phrases et quelques gestes, le personnel des zones touristiques comprend généralement très bien.
Nous avons aussi une calculatrice de budget de voyage au Japon (en anglais, avec des chiffres faciles à lire) pour estimer vols, hébergement et transport avant le départ.
Exemption de visa par pays, remboursement de taxe, phrases en japonais et applications d'alerte séisme — directement dans votre boîte mail, entièrement gratuit.
Nous n'envoyons aucun autre email promotionnel, juste ce résumé.
Non, les ressortissants de France, de Belgique, de Suisse, du Canada et du Luxembourg bénéficient d'une exemption de visa pour les séjours touristiques jusqu'à 90 jours. Attention : cette règle des 90 jours est totalement indépendante de la règle Schengen des « 90 jours sur 180 » et ne partage pas le même compteur. Vérifiez toujours les conditions actualisées auprès de l'ambassade du Japon de votre pays avant de réserver.
Cela dépend de l'établissement. De nombreux onsen traditionnels refusent encore les tatouages visibles, mais de plus en plus d'établissements dans les zones touristiques acceptent les petits tatouages, proposent des autocollants cache-tatouage, ou offrent des bains privés (kashikiri-buro) réservables à l'heure. Vérifiez au préalable sur des sites comme Tattoo Friendly ou directement avec le ryokan.
Depuis octobre 2023, le JR Pass a sensiblement augmenté de prix, donc il faut calculer selon votre itinéraire : si vous restez dans une seule région (Kansai ou Tokyo par exemple), des billets à l'unité ou une carte IC rechargeable reviennent souvent moins cher. Si votre voyage inclut de longs trajets entre villes comme Tokyo, Osaka et Kyoto sur une courte période, le JR Pass peut rester intéressant. Comparez avec le simulateur officiel avant l'achat.
La SIM physique oblige à faire la queue à l'aéroport pour la récupérer, alors que l'eSIM peut être installée avant le départ : à l'atterrissage, vous avez déjà internet sans dépendre d'un comptoir ni risquer de perdre une minuscule carte. C'est pourquoi la majorité des voyageurs indépendants préfère aujourd'hui l'eSIM.
Le Japon connaît des séismes fréquents, mais applique aussi les normes de construction antisismique les plus strictes au monde. En cas de secousse, éloignez-vous des fenêtres et des meubles qui pourraient tomber, baissez-vous et attendez que ça passe. Avant le départ, installez une application d'alerte précoce et repérez le point d'évacuation le plus proche de votre hébergement ; la plupart des touristes terminent leur séjour sans avoir ressenti plus qu'une légère vibration.
Auparavant, le magasin déduisait la taxe directement au paiement. Depuis novembre 2026, vous payez le prix complet en magasin et réclamez le remboursement au comptoir de l'aéroport en quittant le Japon. Conservez tous les reçus et prévoyez au moins 90 minutes supplémentaires à l'aéroport pour la démarche.
Les informations de prix, réglementations et exigences de visa de cet article sont un résumé indicatif pour 2026. Les règles réelles peuvent changer à tout moment : vérifiez toujours les informations les plus récentes auprès de l'ambassade du Japon de votre pays, de l'Office National du Tourisme Japonais (JNTO) ou du centre de visa agréé avant de voyager. Ce site est un site d'information indépendant, qui n'est ni un site officiel du gouvernement japonais ni d'une compagnie ou enseigne mentionnée.